Nous avons décidé de séjourner dans la ville de Cracovie, en Pologne, pour visiter des lieux chargés d’histoire, tels qu’Auschwitz, l’usine de Schindler ou encore la mine de sel de Wieliczka. Nous sommes partis à trois, avec mon frère (Céline), du 6 au 10 septembre 2021.
Jour 1 – Arrivée à Cracovie et visite de la place centrale Rynek Główny
Nous avons atterri à l’aéroport Jean-Paul II de Cracovie-Balice aux environs de 14 heures. Étant situé à 11 km à l’ouest du centre-ville, nous avons décidé de prendre un Uber pour rejoindre rapidement notre hôtel. Nous avons choisi le Q Hotel Plus, situé à proximité du centre-ville, pour pouvoir explorer facilement la ville à pied, car nous n’avions pas prévu de voiture durant notre séjour.
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Arrivés à l’hôtel, nous avons trouvé la chambre confortable, propre et moderne, ce qui a rendu notre séjour très agréable. Grâce à la proximité du centre-ville, nous avons pu nous y rendre à pied après avoir déposé nos affaires.
Nous avons commencé par faire le tour de la grande place médiévale Rynek Główny, l’une des plus célèbres d’Europe, puis nous avons visité la halle commerciale Sukiennice, également connue sous le nom de « Halle aux Draps ». On y trouve une variété de souvenirs, d’artisanat local, des bijoux en ambre, et d’autres articles traditionnels polonais.


Ensuite, nous sommes passés devant la Basilique Sainte-Marie, où de nombreuses calèches tirées par deux chevaux proposent des balades autour de la vieille ville. Bien que nous n’ayons pas choisi de faire cette activité, cela peut être une expérience agréable pour les personnes intéressées.


Cette place, pleine de vie et d’animation, est entourée de nombreux cafés et restaurants. Le choix est tellement vaste qu’il est presque difficile de choisir un restaurant ! Notre objectif était bien sûr de goûter à la cuisine locale, et nous avons donc choisi de manger au restaurant Dobra Kasza Nasza. Ce restaurant sert des plats polonais traditionnels, principalement préparés à base de kasza, une sorte de céréales comme le sarrasin, l’orge ou le millet.
Jour 2 – Visite poignante d’Auschwitz-Birkenau
L’objectif principal de notre voyage en Pologne était de visiter le mémorial et le musée d’Auschwitz. Nous avions beaucoup entendu parler de cette horrible histoire à l’école et à travers d’autres sources sur la Seconde Guerre mondiale, et nous souhaitions voir de plus près ce qui s’est réellement passé pour mieux comprendre l’ampleur de cette tragédie.
Nous avons réservé nos billets quelques semaines à l’avance sur le site internet officiel, pour garantir notre place. Il est possible de choisir n’importe quel jour de la semaine en fonction des horaires d’ouverture saisonniers, ainsi qu’un créneau horaire selon la langue de la visite. Ils proposent des visites dans toutes les langues mentionnées ci-dessous, ce qui est vraiment pratique !
Anglais – Tchèque – Français – Espagnol – Allemand – Polonais – Russe – Slovaque – Italien
Notre visite guidée était prévue à 13h15 pour une durée de 3h30, et nous avons donc pris un Uber pour nous rendre au point de rendez-vous au Mémorial d’Auschwitz-Birkenau depuis l’hôtel, car en transport public, nous aurions perdu trop de temps et fait un détour. Le trajet en voiture a duré environ une heure.
Sur place, nous avons pris des écouteurs reliés au micro du guide, afin de pouvoir l’entendre facilement lors de la visite. Nous étions un grand groupe et avons commencé par visiter le camp d’origine, Auschwitz I, construit en mai 1940 par les nazis, qui servait de camp de concentration. Cet endroit est rapidement devenu le centre administratif pour l’ensemble du complexe d’Auschwitz.
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Le complexe d’Auschwitz comprenait principalement trois camps : Auschwitz I, Auschwitz II-Birkenau, et Auschwitz III-Monowitz. Durant la visite, vous découvrirez les deux premiers camps. Le troisième camp n’est pas ouvert au public, car il ne reste quasiment plus de structures originales.
Nous avons franchi le célèbre portail avec l’inscription cynique « Arbeit Macht Frei », signifiant « Le travail rend libre », donnant aux malheureuses personnes l’espoir que travailler leur accorderait la liberté. Nous sommes ensuite entrés dans différents blocs en briques rouges (baraquements), passant des hébergements des prisonniers aux diverses expositions où sont montrés des objets confisqués aux déportés, avant d’arriver aux chambres à gaz. Par respect et par pudeur nous n’entrerons pas dans plus de détails de cette visite marquante.




À l’extérieur, nous avons marché sur la place d’appel, où les détenus devaient se présenter chaque matin et chaque soir, ainsi que devant une potence collective. Nous avons également vu le Mur de la Mort, qui servait de lieu d’exécution pour de nombreuses victimes. Aujourd’hui, le Mur de la Mort est un mémorial de recueillement, destiné à rendre hommage aux millions de victimes du régime nazi.



Nous avons poursuivi notre visite à Auschwitz II-Birkenau, construit en 1941 pour accueillir un nombre encore plus important de déportés. Éloigné de trois kilomètres du camp principal, une navette, circulant tout au long de la journée, était prévue pour nous y emmener.
Arrivés à Auschwitz II-Birkenau, nous sommes passés sous le portail, dominé par une tour de garde offrant une vue d’ensemble du site. Cette entrée est connue comme étant le terminus ferroviaire, où les voies ferrées menaient à l’intérieur du camp, facilitant ainsi le processus de la sélection des détenus, qui étaient envoyés soit au travail forcé, soit à la mort. À ce jour, ce symbole historique a été transformé en centre d’information et en librairie, permettant d’acheter des livres et des documents historiques pour une meilleure compréhension de l’Holocauste.


Ensuite, nous avons effectué la marche de la mort en direction des chambres à gaz et des fours crématoires, situés à l’extrémité du site. Nous pouvons vous assurer que cette marche était très longue et semblait interminable, alors que notre condition physique était meilleure que celle des personnes arrivant par train, qui ignoraient ce qui les attendait à la fin.



Vers la fin de la guerre, en janvier 1945, les SS ont fait sauter les chambres à gaz afin de dissimuler les preuves de leurs crimes. Une partie de ces installations se trouvait au sous-sol. Chacune de ces chambres à gaz, d’une superficie de 210 m², est aujourd’hui en ruines. Un monument rendant hommage aux victimes se dresse à 800 mètres du portail d’entrée principal, fermant l’accès au chemin menant aux chambres à gaz.




Sur le chemin du retour, nous sommes entrés dans différents baraquements, qui témoignaient des conditions de vie atroces des prisonniers. Les baraques en briques avaient une capacité de 700 personnes, avec plus de 60 lits superposés à trois niveaux, conçus pour accueillir normalement quatre personnes, mais qui en abritaient souvent six à sept.


Après ces moments éprouvants et difficiles, nous avons pris un Uber pour retourner à notre hôtel. Cette expérience nous a marqués à vie, au point que nous ne pouvons plus voir une maison en briques sans penser à Auschwitz, ni apercevoir de vieilles malles sans évoquer les valises remplies de souvenirs des déportés.
Dans la soirée, nous sommes allés manger au restaurant Pod Wawelem, réputé pour sa cuisine traditionnelle polonaise. À la fin du repas, nous avons eu l’occasion de déguster une vodka à la cerise, et c’était excellent !


Jour 3 – Découverte de l’histoire à l’usine de Schindler
Le lendemain de notre visite d’Auschwitz, nous poursuivons notre immersion dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en visitant l’usine de Schindler le matin. Située dans le quartier de Zabłocie à Cracovie, nous nous y rendons à pied pour notre rendez-vous à 10h15.
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En 1939, Oskar Schindler prend le contrôle de cette usine, qui avait été confisquée à ses propriétaires juifs par les autorités nazies. Son objectif initial est de fabriquer des ustensiles de cuisine en émail, tels que des casseroles et des poêles. Elle est ensuite réquisitionnée pour produire des munitions destinées à l’armée allemande pendant la guerre. Si cette usine est devenue célèbre, c’est parce qu’Oskar Schindler y a employé plus de 1 200 Juifs afin de les sauver des camps de concentration.
Steven Spielberg a réalisé « La Liste de Schindler », sorti en 1993, un film qui retrace la vie d’Oskar Schindler. Considéré comme un chef-d’œuvre, il a remporté de nombreux Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Aujourd’hui, cette ancienne fabrique, également connue sous le nom de Deutsche Emailwarenfabrik (DEF), a été transformée en musée retraçant la vie des habitants polonais et juifs de Cracovie pendant la Seconde Guerre mondiale. La visite, qui se fait principalement de manière individuelle, permet de découvrir des expositions interactives et immersives. Elle dure généralement entre 1h30 et 2h.



À la sortie du musée, nous avons marché jusqu’au quartier historique de Podgórze, l’ancien ghetto juif de Cracovie. Cet endroit, entouré d’un mur distinctif en forme de pierres tombales, a été construit en 1941 par les nazis. Il est rapidement devenu le lieu de résidence de milliers de Juifs, vivant dans des conditions difficiles avant d’être déportés dans des camps de concentration. Plusieurs vestiges de ce mur ont été préservés, permettant de sensibiliser les visiteurs à ce qui s’est passé.

À proximité du mur du ghetto de Podgórze, se trouve le « Jewish Ghetto Memorial », également appelé « Place des Héros du Ghetto ». Cette grande place est remplie de plus de 70 chaises en métal vides, pour honorer la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Ensuite, nous sommes passés devant l’église Saint-Joseph avant de nous arrêter au restaurant italien Monkey Business pour le repas de midi. Puis, nous nous sommes rendus à pied au Tumulus de Krakus, une colline artificielle offrant une vue panoramique sur Cracovie et ses environs. Mesurant environ 16 mètres de haut, elle permet également d’apercevoir la carrière Liban, qui a été utilisée pour le travail forcé des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Le site a été abandonné vers la fin de la guerre et a servi de lieu de tournage pour le film « La Liste de Schindler ».



En écrivant sur cette journée, nous nous sommes rendus compte que nous avions en fait énormément marché ! Après la descente de la colline, nous nous sommes rendus à l’ancien camp de concentration de Płaszów, aujourd’hui transformé en parc commémoratif pour honorer les victimes.
Le camp de Płaszów a été construit en 1942 par les nazis, principalement pour le travail forcé, avant d’être transformé en camp de concentration en 1943. Dirigé par Amon Göth, connu pour sa cruauté, il imposait des conditions de vie atroces aux détenus. Actuellement, il ne reste plus de bâtiments dans le camp, à l’exception de la fameuse Maison Grise, utilisée par les officiers, et surtout par le commandant, pour torturer et exécuter les milliers de prisonniers.


En fin de journée, nous avions rendez-vous avec un ancien collègue de Lilian, qui est retourné vivre en Pologne avec sa femme. Ils nous ont emmenés au Forum Przestrzenie, un lieu branché situé près du fleuve Vistule, la plus longue rivière de Pologne.
Installé dans un ancien hôtel, le Forum Przestrzenie propose une variété de plats et de boissons, offrant une ambiance décontractée. Il est possible de s’installer à l’intérieur ou sur une grande terrasse très accueillante. À l’extérieur, des chaises longues sont mises à disposition en libre-service, offrant un cadre idéal pour se détendre et profiter du paysage environnant.

Jour 4 – Exploration souterraine à la mine de sel de Wieliczka
Ce jour-là, nous avions prévu de visiter la mine de sel de Wieliczka. Nous avions réservé à l’avance nos billets sur le site officiel de la mine et avons choisi un créneau à 12h15. Située à 11,8 km de notre hôtel, nous avons pris un Uber pour nous rendre à Wieliczka en environ 20 minutes.
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La mine se parcourt sur trois niveaux, jusqu’à une profondeur de 135 mètres. La température à l’intérieur de la mine est assez constante, entre 17 et 18°C, ce qui rend la visite agréable, quelle que soit la saison. Nous avons commencé notre visite guidée en descendant la première série de marches, la plus longue, avec 360 marches menant à 64 mètres de profondeur. Sans vous décourager, sachez qu’il y a plus de 800 marches à parcourir pour explorer les différentes galeries et chambres de la mine !
Nous sommes arrivés dans la première chambre, qui expose d’anciennes machines d’extraction utilisées du XVe au XIXe siècle. Par la suite, nous avons exploré les diverses salles, en observant les sculptures en sel réalisées par les mineurs et de nombreux lacs salins souterrains.






Nous nous sommes ensuite retrouvés dans l’incroyable chapelle Sainte-Cunégonde, ou Sainte-Kinga, entièrement sculptée en sel. Cette chapelle souterraine est l’une des plus grandes au monde. Avec une surface de 54 mètres de long, 18 mètres de large et 12 mètres de haut, elle est très souvent utilisée pour des mariages, offrant un cadre idyllique.


À la fin du parcours, après environ 2h à 2h30 de visite, nous avons pu nous arrêter pour manger à l’Auberge de la Mine, située à 125 mètres sous terre. Ils proposent des plats traditionnels polonais accompagnés de bonnes bières locales, c’était excellent. Pour remonter à la surface, nous pouvions utiliser un ascenseur prévu à cet effet depuis le niveau 3. Nous n’avions jamais vu un ascenseur monter aussi rapidement !
Ensuite, à la sortie de la mine, nous avons profité de l’occasion pour visiter la ville de Wieliczka, en commençant par le Parc Sainte-Kinga et en passant devant la Tour de Graduation. Dans le parc, on peut également admirer plusieurs anciennes locomotives, comme la locomotive LD-31, utilisée pour le transport du sel et du matériel à l’intérieur des galeries de la mine, ainsi qu’une locomotive à vapeur TKp-2316 datant de 1952.



Nous avons encore visité la grande place du marché de Wieliczka, très colorée et charmante, avant de retourner dans le centre-ville de Cracovie.




Avec Lilian, nous avons décidé de monter à bord d’un ballon captif dans le centre de Cracovie. Depuis les hauteurs, nous avons pu admirer une vue imprenable sur la ville, avec ses toits rouges et ses monuments historiques. Pendant ce temps, mon frère a choisi de retourner du côté de la carrière pour explorer davantage cet endroit.




Plus tard, nous nous sommes retrouvés dans le quartier de Kazimierz, devant une porte en arcade célèbre pour avoir servi de décor à de nombreuses scènes dans « La Liste de Schindler ». C’est ici que Mme Dresner se cache dans la cage d’escalier pour échapper aux nazis. Ensuite, dans l’un des quartiers, nous avons remarqué une équipe de production qui tournait un film polonais, ce qui était sympa à voir. Nous y sommes restés un moment avant de retourner au même restaurant que la dernière fois, Pod Wawelem.


Jour 5 – Visite du château du Wawel et du musée des illusions
Nous voilà déjà à notre dernier jour en Pologne. Notre vol n’étant prévu qu’en fin de journée, nous avons décidé de continuer à explorer la ville à pied. Ce matin-là, nous nous sommes rendus au château de Wawel et à la basilique-cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas pour admirer leur extérieur.
Des habitants ont occupé la colline où se trouve le château de Wawel depuis l’âge de pierre. Quant au château lui-même, sa construction a débuté au XIe siècle. Aujourd’hui, ce magnifique château est devenu un musée, présentant de nombreuses collections et expositions qui permettent d’en apprendre davantage sur l’histoire et la culture polonaises. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de le visiter, d’autant plus qu’une visite guidée dure plus de deux heures.





À midi, nous sommes retournés sur la grande place centrale pour manger au restaurant Le Sioux. Le repas était vraiment excellent, et nous ne pouvons que vous recommander ce restaurant si vous passez dans le coin !


Après un séjour chargé d’histoire et pas très amusant, nous avons décidé de nous rendre au Musée des Illusions, et nous n’avons eu que des fous rires ! Cette visite nous a fait un bien fou. Après ce moment de divertissement, nous sommes rentrés chez nous.








